Réforme des retraites: et démographie française?

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À un moment où le gouvernement semble se concentrer sur la question des retraites, il serait sage de prendre également en compte les facteurs démographiques.


Il y a beaucoup de débats en ce moment sur la question des pensions. Pourtant, presque rien ne semble aborder l’essentiel: la question démographique.

Le gouvernement ne s'est-il pas déjà engagé dans la réforme des retraites, tant la méfiance envers les Français semble importante? L'excuse est que tout le monde reconnaît également que cette réforme est nécessaire! Outre le fait que le chef de l’État, par des déclarations contradictoires, a toujours gardé le flou, ne permettant pas au public de savoir vraiment ce qu’il voulait faire, il se peut aussi, au début, qu’une question soit mal posée.

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Premièrement, le terme de retraite par répartition est mal choisi. Il devrait s’appeler "investissement", car les cotisations versées par les actifs actuels ne servent pas à payer leurs futures pensions, mais celles des retraités d’aujourd’hui.

Le gouvernement ne travaille que sur trois paramètres

Aussi, vouloir mettre en œuvre une réforme des retraites sans aborder le problème de la démographie, c'est vouloir souffler pour augmenter la température, tout en mettant de moins en moins de bois. Il n'est pas nécessaire d'être un grand économiste ou un grand démographe pour se rendre compte que le feu s'éteindra rapidement.

C’est précisément ce que nous essayons de faire en essayant de jouer sur les trois paramètres de l’augmentation des cotisations, de la baisse des pensions (solutions que le gouvernement semble avoir exclues) ou de l’augmentation du temps de travail. Mais si notre population continue de vieillir et que l'espérance de vie augmente, le poids des retraités augmentera encore et encore par rapport au poids de l'actif. Rapidement, cela augmentera encore la durée du travail, et jouera également sur les autres paramètres, de sorte que la situation deviendra intolérable, que ce soit pour les actifs ou pour tout le monde.

La modernité libérale contre notre démographie

La question de la sexualité est donc essentielle, ce qui prouve une fois de plus à quel point elle est politique (c'est même la question politique par excellence), alors que certains veulent en faire une affaire privée.

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Jusqu'à présent, toutes les civilisations de la terre ont surexploité la sexualité de la reproduction au détriment de la sexualité de loisir, considérant à juste titre que leur priorité stratégique était la naissance et l'éducation des générations futures. Pour des raisons qui relèvent essentiellement de la logique du marché, la modernité libérale a fait le contraire. Des comportements «libres» ont été encouragés, c'est-à-dire des comportements visant à satisfaire les désirs individuels plutôt que des comportements «responsables» visant à satisfaire avec satisfaction les désirs de la famille. La modernité libérale a eu du mal à briser la logique naturelle et immémoriale de la chaîne affective / sexuelle / génitale / éducative, avec deux "explosions atomiques", deux grandes révolutions de la société, l'une étant "la sexualité sans procréation" (lois de Neuwirth). et Voile), l’autre étant "la procréation sans sexualité" (loi dite "PMA pour tous").

En acceptant ces réformes et ces "avancées" au détriment de la sexualité "familiale", nos gouvernements ont commis une grave erreur stratégique. Ils n'ont plus donné à la sexualité de la reproduction une priorité absolue pour la "constitution" des générations futures et ont relégué ce besoin en marge de notre projet social collectif. Ils croyaient naïvement que la survie future de notre nation et de notre civilisation pouvait découler du pouvoir économique acquis par le développement du marché. Mais il s’agit là d’une idée fausse stratégique, car la logique du marché – en raison des priorités accordées aux comportements individuels axés sur la recherche d’argent, de sexe, de pouvoir et de divertissement – tend à détruire les structures familiales qui peuvent générer et éduquer nos enfants. Mais quel pouvoir collectif pourrons-nous mettre en œuvre demain si nous n'avons pas pris la peine de former ceux qui devront l'activer?

La France dans l'impasse

Sans aborder la question des naissances, les débats actuels sur les retraites donnent l’impression de ces hamsters qui courent sans cesse dans les roues, sans jamais trouver d’issue. Tout ce que l’Etat développe actuellement (abandon du soutien familial, dénigrement du mariage, promotion du féminisme radical, de la sexualité non procréative sous toutes ses formes et de la sexualité ludique) nous éloigne de la mise en œuvre de la bonne solution.

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Il ne reste donc qu'une solution: demain, ce seront les plus faibles qui "boiront".

Contrairement à ce que promet le gouvernement, le gouvernement va réduire les pensions des petits retraités. C’est aussi ce à quoi servira la retraite, car dans un système structurellement déficitaire, parce que nous ne mettons plus de bois au feu, seule la baisse de la valeur de la pointe rétablira l’équilibre. Ce jour-là, nous dirons "nous sommes désolés, ça doit être!". Les atouts, les protégés et les privilégiés détourneront modestement les yeux, pour ne pas voir nos vieillards mourir de misère … ou, qui sait, se faire offrir l'euthanasie?