Petit guide sur la sexualité masculine non toxique

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Privilégier la communication et le partage entre partenaires, écouter ses préférences sexuelles plutôt que de se cantonner à des rôles fixes et hiérarchisés … Maïa Mazaurette, la chroniqueuse de "La Matinale", nous donne quelques pistes pour aboutir à une virilité néfaste et insidieuse.

SEXE PAR MAÏA

Commençons tout de suite par la victimisation du jour: parler de masculinité toxique ne veut pas dire que toutes les masculinités sont toxiques, tout comme parler de pizza hawaïenne ne signifie pas que toutes les pizzas sont hawaïennes. Dans les deux cas, c'est une excellente nouvelle pour notre digestion.

Le type de masculinité basé sur le sexisme, l'homophobie, l'agression, le harcèlement, la violence, le blocage des émotions est toxique. Vous allez me dire: "Cette vision de l’horreur est complètement caricaturale, nous sommes en 2019, nous scintillons de conscience d’anti-sexiste, cette chronique ne m’intéresse pas. Oui, mais non (désolé, vous devrez garder en train de lire).

La masculinité toxique se comporte comme les autres produits toxiques: elle diffuse. Tout le monde est concerné. En t'incluant. Y compris moi. L'actrice Adèle Haenel – qui a accusé le réalisateur Christophe Ruggia d'avoir eu des attouchements sexuels cette semaine – ne s'est pas trompée quand, au micro de Mediapart, lundi dernier, elle a placé nos itinéraires personnels dans des contextes culturels: "Une femme sur cinq – et toujours, je Je suis gentil – est directement confronté à la violence faite, à 98% du temps, à des hommes. Nous pouvons donc nous poser la question de savoir comment nous construisons la virilité aujourd'hui. "

Cet édifice de la virilité affecte notre vie sexuelle bien au-delà de l'horreur des violences sexuelles, de la prostitution ou des gangbangs pornographiques.


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