Fugues down: sensibilisation des enfants à l'arrière dans les écoles | Nouvelles | Le soleil

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Telle est la conclusion du réseau Children-Return qui consacre, pour la neuvième année consécutive, tout le mois de novembre à la sensibilisation et à la prévention des fugues, en particulier auprès des jeunes des écoles.

"C'est un signe positif, mais cela nous dit que le travail est loin d'être terminé", a déclaré Pina Arcamone, directrice exécutive du Réseau pour le retour de l'enfance, dans une entrevue accordée à La Presse Canadienne. Nous devons continuer à éduquer les adultes et les éducateurs, mais aussi donner aux jeunes les moyens de les aider à se protéger et à trouver des solutions quand ils ont des problèmes qu'ils pensent insurmontables. "

Mme Arcamone souligne que "une fugueuse sur trois est victime d'exploitation sexuelle", d'où l'importance de sensibiliser les enfants aux dangers du Web, aux relations d'amitié, mais aussi aux notions de respect de soi et des autres. courtoisie.

"Nous travaillons en amont des fugues pour donner à nos jeunes les moyens de développer des relations saines, des relations égalitaires. On leur enseigne le droit de dire non, la notion de consentement, de fixer des limites physiques, émotionnelles et virtuelles. On leur explique l'importance de trouver des personnes ou des adultes en qui ils ont confiance, à qui ils peuvent parler en cas de problème et signaler tout comportement inapproprié. "

Intégration dans le cours sur la sexualité

Il y a un an, en octobre 2017, le réseau de retour des enfants a lancé ses ateliers AIMER, un acronyme pour les mots "Affirmation – L'image de soi – Définir les limites – Des relations saines". Ce sont des ateliers gratuits conçus pour les étudiants âgés de 10 à 13 ans, animés par des sexologues. Au cours de la dernière année, ces ateliers ont été présentés à plus de 20 000 élèves dans des écoles de la province, y compris Gatineau, Drummondville, Montréal, Laval, Longueuil, Trois-Rivières et Saguenay. Mardi prochain, ce seront au tour de 300 enfants d'une école sherbrookoise de profiter de ces ateliers pour sensibiliser les élèves aux dangers de la fugue, tout en leur proposant des alternatives.

"Ce n'est pas obligatoire, mais je dirais que le temps que nous passons avec nos jeunes peut être considéré comme une heure du programme qui doit être consacré au niveau de l'éducation sexuelle."

Le programme connaît un tel succès qu'une plateforme électronique sera lancée en 2020 pour les écoles éloignées des grands centres, en particulier dans les communautés autochtones.

"Les ateliers sont offerts en anglais et en français. Nous venons de traduire le contenu des ateliers et des activités afin de les adapter aux différentes communautés autochtones afin de leur présenter un atelier clé en main adapté à leurs besoins", explique Mme Arcamone.

Ce dernier souligne également que ces ateliers ne sont pas uniquement destinés aux filles, même s'ils représentent 60% des cas de fugues. Mme Arcamone note que les garçons sont également dans la ligne de mire de ceux qui veulent les former à des activités délinquantes, ainsi que des prédateurs sexuels.

Mieux équiper les parents

Le réseau de retour des enfants propose également aux parents plusieurs outils sur leur site Web pour les guider dans leur approche et leurs discussions avec leurs enfants, en fonction de leur âge, dans le but d'accroître leur sécurité sans les effrayer.

Mme Arcamone dit que les adolescents doivent se sentir écoutés et soutenus chez eux. Ils doivent également être encouragés à partager des secrets qui les effraient ou les mettent mal à l'aise.

"Des études montrent que les parents très actifs dans la vie de leur adolescent risquent moins de s’enfuir ou de tomber sous une mauvaise influence. Le rôle du parent est donc très, très important, à accompagner. mentor et soutenir son adolescent. "

Pour le directeur général du Réseau Enfants-Retour, une bonne communication reste le meilleur moyen de prévention. Elle note que les enfants ayant une bonne estime de soi sont moins susceptibles d'être victimes d'enlèvement, d'agression ou d'exploitation. Selon Pina Arcamone, il n’ya pas de stéréotype pour décrire une fugue ou une fugue, car ils peuvent appartenir à tous les milieux, indépendamment de leur groupe d’âge, de leur origine ethnique ou de leur milieu socio-économique.