Quel est le véritable objectif du Paris Peace Forum, qui commence aujourd'hui?

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18h00
10 novembre 2019, modifié à
8:58
11 novembre 2019

La deuxième édition du Forum de Paris sur la paix débute lundi avec l’occasion de présenter une série de projets novateurs entre États, sociétés civiles, entreprises et communautés locales.

L'année dernière, Emmanuel Macron En France, à l'occasion du centenaire de la fin de la Première Guerre mondiale, une trentaine de chefs d'État et quelques centaines de personnalités issues d'organisations internationales, d'ONG et du secteur privé ont été amenés en France. Avec l'objectif déclaré de réinventer le multilatéralisme miné par les États-Unis d'Amérique Donald Trump. Confirmation cette année pour la deuxième édition à partir de lundi. Au-delà de la rhétorique, l’idée est toujours d’encourager les États et les organisations multilatérales à travailler avec la société civile, les entreprises ou les communautés locales pour trouver des solutions.

L'année dernière, sur près de 800 projets proposés par une multitude d'acteurs, 120 avaient été sélectionnés par un jury, mais seuls 10 avaient été sélectionnés pour être soutenus, financés et promus. "Le Forum n'est pas un sommet, explique son organisateur, Justin Vaïsse, ancien responsable du Centre d'analyse, de prévision et de stratégie Quai d'Orsay (CAPS). Il est également devenu un incubateur d'idées."

Géo-ingénierie et gouvernance de l'espace au menu

Comme le concept d'agriculture et d'insecticides sans pesticides, capable de résister au changement climatique, développé par l'État d'Andhra Pradesh, en Inde. Ou encore, l'initiative Antarctique 2020, qui vise à créer des zones protégées pour préserver l'écosystème du pôle Sud. Et faire pression sur la Russie et la Chine pour qu'elles tentent de faciliter la gouvernance commune de ces zones en danger. Ou encore le projet Kumekucha au Kenya pour les communautés qui ont subi le traumatisme d'un conflit ethnique afin de le surmonter collectivement. Le Forum de la paix est également cette année des ateliers où nous parlons, sans tabous, de géo-ingénierie ou de gouvernance de l'espace contre les invasions de satellites.

"Paris devient le centre de gravité d'un" latéralisme ouvert "réunissant tous les acteurs publics et privés, qui renouvelle à la fois un multilatéralisme à bout de souffle et un capitalisme dans le besoin pressant de se réinventer", a déclaré Bertrand Badré, ancien dirigeant. à la Banque mondiale. Pour Aurélie Motta-Rivey, vice-présidente de l'Association française des Nations Unies, "cette nouvelle génération de dirigeants français prend des décisions courageuses en faveur d'une croissance réparatrice générant une valeur durable dans un monde sous la contrainte". Comme si le Forum avait le mérite d’exister, bref, en attendant que les États assument ou reprennent leurs responsabilités.