Omoyele Sowore: colère contre le journaliste nigérian détenu

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Omoyele Sowore arrive dans une salle d'audience en septembre

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AFP

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Omoyele Sowore a été arrêté en août sur des accusations de trahison

Les services de sécurité du Nigeria ont indiqué qu'ils arrêtaient toujours le journaliste Omoyele Sowore – qui fait face à des accusations de trahison – alors qu'il avait été libéré sous caution, personne ne l'avait réclamé.

Cependant, Sahara Reporters, le site d'informations créé par M. Sowore, a déclaré que ses avocats s'étaient vu refuser le droit de visite lorsqu'ils tentaient de le récupérer.

M. Sowore a été arrêté en août après avoir appelé à la révolution.

L'arrestation a provoqué un tollé général contre les services de renseignement.

M. Sowore était également candidat à l'élection présidentielle de février 2019.

Militant et journaliste résidant aux États-Unis, il a été inculpé de trahison, de blanchiment d’argent et de "cyberharcèlement" pour avoir prétendument partagé des informations fausses et insultantes sur le président Muhammadu Buhari, qui avait remporté un second mandat aux élections.

Est-il libre de sortir de prison sous caution?

Selon le service de sécurité, connu sous le nom de Département des services d’État (DSS) – oui.

Dans un communiqué publié vendredi, le DSS a déclaré qu'il avait reçu une ordonnance du tribunal autorisant la libération de M. Sowore, mais que personne n'était venu le réclamer.

"Il est important que le public note que, depuis la réception de l'ordre, personne n'a comparu devant le SSD pour le prendre en charge. Cela devient impératif pour des raisons de responsabilité", ajoute le texte.

Sahara Reporters a contesté cette affirmation, affirmant que les avocats de M. Sowore avaient été bloqués lorsqu'ils avaient tenté de le récupérer.

"Samedi matin, des avocats et des militants ont pris d'assaut le centre pour ramener Sowore à la maison, mais ils se sont heurtés à une vive résistance de la part des agents, qui ont affirmé qu'ils n'avaient aucune autorisation pour le laisser partir", selon le quotidien.

Il y a eu de nombreuses critiques du DSS sur les médias sociaux au cours de cette affaire.

"C'est une blague! Ouvrez votre maudite porte DSS. Il rentrera chez lui ou laissez-moi appeler UBER pour le chercher!" a écrit un utilisateur de Twitter.