11 novembre: Macron inaugure un monument aux soldats tombés au combat loin de la France

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Paris – A l'occasion de la commémoration du 11 novembre, Emmanuel Macron inaugure lundi à Paris un monument aux 549 militaires "morts pour la France", en opérations extérieures depuis 1963.

Ces représentants dela quatrième génération de feu"Comme l’appelle l’armée, ils sont morts sur 17 théâtres d'opérations, dont 141 au Liban, 129 au Tchad, 85 en Afghanistan et 78 dans l'ex-Yougoslavie. Le dernier nom sur ce mur est celui du brigadier-chef Ronan Pointeau, tué le 2 novembre au Mali, où 23 soldats sont déjà morts.

Dans la matinée, le chef de l'Etat préside la cérémonie de commémoration du 101e anniversaire de l'armistice de 1918 à l'Arc de Triomphe. Il ravivera comme traditionnellement la flamme sur la tombe du Soldat Inconnu.

Le président dîne à l'Elysée avec des porte-drapeaux et des présidents d'associations d'anciens combattants.

Dans l'après-midi, quelque 600 proches de soldats morts pour la France sont attendus à la cérémonie d'inauguration du monument en leur honneur, au cours de laquelle Emmanuel Macron déposera une gerbe de fleurs avant de prononcer un discours, prévu à 16h45.

Le mémorial est une haute sculpture en bronze située dans un quartier calme du parc André-Citroën, dans le 15ème arrondissement de Paris. Il représente six soldats – cinq hommes et une femme – la tête recouverte d'un bonnet, d'un béret ou d'un bonnet. Le visage sérieux, ils portent un cercueil… invisible.

"Matérialiser le cercueil par le vide est la meilleure forme symbolique pour rendre hommage à nos soldats disparus", explique le sculpteur, Stéphane Vigny.

À côté d'elle, sur un mur, figurent les noms de 549 soldats, dont deux femmes, tués par l'ennemi ou morts des suites de blessures de guerre, de maladies ou d'un accident survenu "Opex", ces interventions des forces militaires françaises menées hors du territoire national depuis 1963, depuis la fin de la guerre en Algérie.

"La France n'oublie pas ceux qui sont morts pour elle. Elle n'oublie aucun de ses enfants. C’est notre devoir et notre honneur", a déclaré le chef de l'Etat le 13 juillet 2018 dans un discours aux armées.


Il avait ce jour-là relancé le monument du projet initié par François Hollande, qui avait posé la première pierre. Le chantier naval a ensuite patiné plusieurs années, provoquant le mécontentement des familles et des militaires. Le ministère des Forces armées a financé le coût de sa construction pour 1,2 million d'euros.