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Séisme en Haïti il y a 10 ans : l’ONU rend hommage à ceux qui ont perdu la vie

Il y a dix ans, le 12 janvier 2010, à 16 heures 53 minutes et 10 secondes, heure locale, un séisme d’une magnitude 7 a frappé Haïti, faisant des centaines de milliers de morts et de blessés et des dégâts considérables.

« En ce jour, nous rendons hommage aux centaines de milliers de Haïtiennes et Haïtiens qui, voilà dix ans, ont perdu la vie dans le séisme dévastateur qui a frappé leur pays et aux millions d’autres que cette catastrophe a durement touchés », a déclaré le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, dans un message vidéo.

« Nous rendons aussi hommage aux 102 membres du personnel de l’ONU, nos collègues, qui y ont trouvé la mort. Jamais je n’oublierai jamais la tristesse et l’effroi que nous avons tous ressenti dans l’Organisation lorsque nous avons compris l’ampleur de la tragédie », a-t-il ajouté. « Mes pensées vont à celles et ceux qui ont perdu des proches, des amis et des êtres chers ».

Le chef de l’ONU a souligné que depuis dix ans, Haïti a pu compter « sur la résilience de ses habitants et sur le soutien de ses nombreux amis pour surmonter cette épreuve ».

« Avec l’appui constant de la communauté internationale, Haïti s’efforce de réaliser les objectifs de développement durable, notamment par le renforcement des institutions indispensables au bien-être et à la prospérité de sa population », a-t-il déclaré.

« Aujourd’hui, je renouvelle l’engagement des Nations Unies à aider Haïti et ses habitants à bâtir un avenir meilleur », a-t-il conclu.

Rappel sur une réflexion essentielle Haïti est-elle mieux préparée aux catastrophes, neuf ans après le séisme de 2010?

La moitié de la capitale détruite, 250 000 morts et 1 million d’habitants déplacés. Tel est le bilan du séisme qui a frappé Haïti il y a neuf ans, le 12 janvier 2010.

Les membres du personnel de la Mission des Nations Unies en Haïti ont également été touchés et 102 d’entre eux ont péri lors de la catastrophe, dont l’Envoyé spécial du Secrétaire général, Hédi Annabi et son adjoint, Luiz Carlos da Costa.

Cela a été la «plus grande perte en vies humaines de l’histoire des opérations de maintien de la paix de l’ONU», avait déclaré à l’époque le président du Syndicat du personnel de l’ONU, Stephen Kisambira.

L’une des survivantes est Sophie Boutaud de la Combe, aujourd’hui responsable de la communication à la Mission des Nations Unies pour la justice en Haïti (MINUJUSTH), enceinte de sept mois à l’époque, à quelques jours à peine de son congé maternité. Elle se trouvait au siège de la Mission qui a précédé la MINUJUSTH, la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH), lorsque le tremblement de terre a frappé.

Le bâtiment s’est complètement effondré, mais Mme de la Combe a réussi à s’échapper à travers un mur effondré. Pendant de nombreuses heures, elle et ses collègues survivants ont fouillé les décombres, à la recherche de toute personne coincée sous les décombres.

Deux jours plus tard, elle a quitté à contrecoeur Haïti, une situation qu’elle qualifie de «traumatisme», son instinct étant d’aider l’ONU et le peuple haïtien. Elle est finalement revenue en Haïti en 2013, heureuse de pouvoir jouer un rôle dans la reconstruction du pays et d’honorer ses collègues disparus avec son travail.

Neuf ans après le séisme, la situation en Haïti est très différente. Selon Mme de la Combe, le gouvernement est maintenant beaucoup mieux préparé à des catastrophes naturelles similaires.

«Il y a quelques mois, un tremblement de terre s’est produit dans le nord du pays. L’État était prêt et ils ont envoyé leur personnel soutenir les personnes touchées, sans implication de MINUJUSTH. Ce n’était pas un séisme majeur, mais maintenant, la population sait comment réagir. Et surtout, nous entendons régulièrement à quel point il est important de construire mieux, de construire de manière solide dans l’éventualité d’une autre tremblement de terre, pour ne pas exposer les populations.