International – La lettre du Vice Président Mike Pence à Nancy Pelosi Présidente du Congrès à Washington

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La lettre du Vice Président Mike Pence à Nancy Pelosi Présidente du Congrès à Washington

Le vice-président américain a estimé, mardi soir, qu’il n’était “pas dans le meilleur intérêt” de la nation d’invoquer le 25e amendement de la Constitution afin d’écarter Donald Trump de la Maison Blanche avant la fin de son mandat.

“J’estime qu’un tel acte n’est pas dans le meilleur intérêt de notre nation ni ne correspond à la Constitution”, a écrit Mike Pence à la présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, juste avant un vote à la chambre basse sur une résolution symbolique exigeant de lui qu’il emploie ce levier inédit dans l’histoire américaine.

“Terrible jurisprudence”

Dans sa lettre, Mike Pence rappelle qu’il ne reste que quelques jours avant le départ de Donald Trump de la Maison Blanche, prévu le 20 janvier. Le 25e amendement de la Constitution autorise le vice-président et une majorité du cabinet à déclarer le président “inapte” à exercer ses fonctions.

“D’après notre Constitution, le 25e amendement n’est pas un moyen de punition ou d’usurpation”, affirme Mike Pence. “L’appliquer ainsi créerait une terrible jurisprudence”. “Chaque américain a été choqué et attristé par l’attaque contre le Capitole la semaine dernière”, souligne-t-il.

Mike Pence, rappelle dans sa missive qu’il avait refusé de bloquer la certification des résultats malgré la pression directe, et publique exercée sur lui.

“La semaine dernière, je n’ai pas cédé à la pression pour exercer mon pouvoir au-delà de mon autorité constitutionnelle afin de déterminer le résultat de l’élection, et je ne céderai pas maintenant à la tentative de la Chambre des représentants de jouer à des jeux politiques à un moment si grave”, écrit-il à Nancy Pelosi.

“Je vous exhorte, ainsi que tous les membres du Congrès, à éviter toute action qui diviserait plus profondément”, poursuit-il. “oeuvrez avec nous pour calmer les esprits et rassembler notre pays tandis que nous nous préparons à investir” Joe Biden comme le “prochain président des États-Unis”, le 20 janvier.