International – COVID-19: La Commission soutient les services de transfusion sanguine afin d’accroître la collecte de plasma de convalescents de la COVID-19

35


COVID-19: La Commission soutient les services de transfusion sanguine afin d’accroître la collecte de plasma de convalescents de la COVID-19

La Commission européenne a sélectionné 24 projets qui permettront de mettre en place de nouveaux programmes, ou d’étendre des programmes existants, pour la collecte de plasma auprès de donneurs guéris de la COVID-19. Les dons de plasma seront utilisés pour le traitement des patients ayant contracté la maladie. Ces subventions sont le résultat d’une invitation adressée en juillet dernier à tous les services de transfusion sanguine publics et sans but lucratif dans l’ensemble de l’Union européenne (UE) et au Royaume-Uni afin qu’ils sollicitent un financement en vue de l’achat d’équipements pour la collecte de plasma. Cette action est financée par l’instrument d’aide d’urgence, pour un montant total de 36 millions d’euros. Les projets, qui seront mis en oeuvre dans 14 États membres* et au Royaume-Uni, sont nationaux ou régionaux et permettront, dans la plupart des cas, de distribuer des fonds à un grand nombre de centres locaux de collecte de sang ou de plasma (plus de 150 au total).

Stella Kyriakides, commissaire à la santé et à la sécurité alimentaire, a déclaré à ce propos: «En ce qui concerne la recherche sur les traitements contre la COVID-19, toutes les options doivent être envisagées pour garantir que des traitements sûrs et efficaces peuvent être mis à disposition le plus rapidement possible. Grâce aux nombreux candidats qui ont répondu à l’appel de la Commission, la collecte de plasma peut désormais être augmentée par l’intermédiaire des projets sélectionnés, ce qui contribuera à l’utilisation du plasma de convalescents en tant que traitement potentiellement prometteur. Nous faisons tout notre possible pour fournir aux citoyens des traitements sûrs et efficaces contre la COVID-19.»

Les subventions serviront à l’achat d’un certain nombre d’appareils de plasmaphérèse et d’équipements connexes, y compris les kits de collecte et les équipements de stockage, ainsi qu’à des essais en laboratoire, à la caractérisation du plasma et à l’introduction de changements organisationnels au sein des centres de transfusion sanguine. Des demandes ont été reçues de 14 États membres et du Royaume-Uni, et des projets ont été acceptés en vue d’un financement dans tous ces pays.

Le traitement consiste notamment à administrer du plasma de convalescents à des personnes malades afin de renforcer leur immunité et leur capacité de lutte contre la maladie. Le plasma peut également être fourni à l’industrie pour la purification des anticorps en vue d’obtenir un médicament contre la COVID-19 (l’immunoglobuline).

L’efficacité de ces deux approches fait actuellement l’objet d’études dans le monde entier, y compris dans le cadre de projets de recherche de l’UE financés par le programme «Horizon 2020», dont des exemples sont présentés ici et ici. Ces deux traitements potentiels reposent sur la collecte de grandes quantités de plasma de convalescents, provenant de donneurs guéris de la maladie.

Les résultats préliminaires sont prometteurs, puisqu’ils font apparaître une très faible incidence d’effets indésirables tout en montrant des signaux d’efficacité. D’autres résultats d’essais cliniques complets sont attendus. Les résultats obtenus à ce jour suggèrent que la transfusion précoce de dons à forte concentration d’anticorps est particulièrement efficace pour réduire la mortalité des patients. Il est donc nécessaire de collecter le plus de dons de sang possibles, afin que ceux qui sont riches en anticorps puissent être fournis aux patients. Les dons ne convenant pas à la transfusion en tant que plasma de convalescents peuvent être utilisés pour d’autres indications de transfusion et pour la fabrication d’autres médicaments essentiels.

Actuellement, les services publics de transfusion sanguine et la Croix-Rouge collectent principalement des dons de sang total dont le plasma est ensuite extrait. Il s’agit d’une méthode de collecte beaucoup moins efficace que la plasmaphérèse – un procédé qui consiste à prélever le plasma du donneur et à lui restituer les autres composants sanguins. Dans le cadre de la plasmaphérèse, il est possible de donner des volumes de plasma plus élevés en une fois et de faire des dons toutes les deux semaines, et non tous les trois à quatre mois comme pour les dons de sang total.

Contexte

Adopté par le Conseil en avril 2020, l’instrument d’aide d’urgence (ESI) autorise le recours au budget de l’UE pour fournir une aide d’urgence permettant à l’Union dans son ensemble de faire face aux conséquences humaines et économiques d’une crise telle que la pandémie actuelle.

L’ESI dote l’UE d’une vaste panoplie d’instruments visant à soutenir les efforts déployés par les États membres pour lutter contre la pandémie de COVID-19 en répondant à des besoins qui peuvent être traités au mieux d’une manière stratégique et coordonnée au niveau européen