La France a un nouveau parc national

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ENVIRONNEMENT – Après plus de dix ans de gestation, le plateau de Langres, le 11ème parc national dédié aux forêts de feuillus des basses terres aux confins de la Bourgogne et de la Champagne, est officiellement sorti de terre le jeudi 7 novembre, selon un décret publié en Journal officiel.

"Cet espace protégera durablement l'un des écosystèmes forestiers les plus emblématiques de notre pays", a déclaré la ministre de la Transition environnementale, Élisabeth Borne.

"Elle deviendra la plus grande zone protégée des forêts d'Europe", a-t-elle ajouté après un Conseil de défense écologique consacré, entre autres, à la protection de la nature et à l'utilisation des terres, qui a enterré le projet mégacomplexe Europacity.

Le parc, dont l'idée est née lors du Grenelle de l'environnement en 2007, est le premier consacré aux forêts en France:

Elle s'étend sur une superficie maximale de près de 250 000 hectares: une réserve intégrale de 3 100 hectares où la forêt est laissée en pleine évolution, un "cœur" de 56 000 hectares où s'appliqueront des règles spécifiques et une "zone d'adhésion". la vision du projet sans les règles du cœur s’appliquent.

Composées de hêtres, mais aussi de charmes, de chênes ou de trembles, les forêts, dont certaines remontent à plus de deux siècles, couvrent environ la moitié du parc et presque tout le cœur. La présence de nombreuses sources et ruisseaux attirent les poissons, les insectes mais aussi la rare cigogne noire, quelques couples nichent dans le parc.

Défenseurs de l'environnement mixte

Les défenseurs de l'environnement se félicitent de la création d'un nouveau parc national dédié pour la première fois aux forêts, mais déplorent son manque d'ambition.

"C'est une occasion manquée", a déclaré à l'AFP Jean-David Abel, de l'ONG France Nature Environnement, déplorant un manque de ressources financières et humaines, mais également des règles qui "se rapprochent à peine d'un parc régional".

"La charte est très ambitieuse. Au cœur du parc, on peut exercer toute une série d'activités économiques (exploitation forestière, agriculture conventionnelle) comme dans un parc régional, et on peut chasser en court et utiliser des véhicules motorisés pour la chasse et ramener le jeu ", at-il dénoncé.

Mais ce parc "est un outil de planification et une source de richesse pour l’économie locale", a salué sur Twitter François Sauvadet, président du département de la Côte-d’Or.

Avec ce parc, le gouvernement s'oriente vers l'engagement d'Emmanuel Macron d'atteindre 30% des aires protégées sur le territoire français d'ici 2022, promesse faite après la publication au printemps d'un rapport alarmant d'experts estimé à un million le nombre de espèces animales et végétales en voie de disparition dans le monde.

Aujourd'hui, les zones protégées (terrestres et marines) couvrent 23,9% du territoire, selon Élisabeth Borne, qui veille à ce que le parc et les autres projets en cours atteignent 30% pour les zones terrestres.

Mais les promesses du président visaient également 10% du territoire "désert", le niveau de protection le plus élevé. De ce côté, il y a plus de chemin à faire. Aujourd'hui, "seulement 1,76%" est fortement protégé, a souligné le ministre.

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