Jérôme Rodrigues, figure des gilets jaunes, offre un café "au GR" qui le "suit"

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YELLOW GILETS – Blessé à l'œil en décembre lors d'une démonstration de gilets jaunes à Paris, Jérôme Rodrigues a depuis été considéré comme l’une des figures du mouvement. Cela lui a valu d'être "suivi" par la police, comme il l'a montré dans une vidéo de ce samedi 9 novembre.

Alors que cet acte se déroulait ce samedi, Jérôme Rodrigues a posté sur Twitter une vidéo le montrant avec Faouzi Lellouche, une autre figure du mouvement, apportant du café aux occupants d'une voiture. Selon Jérôme Rodrigues, il s'agirait de membres du "GR" – Enseignement général – chargé de le suivre.

selon Paris Match, les faits auraient eu lieu ce samedi Place des Ternes, dans le 17ème arrondissement de Paris. Plusieurs personnages de gilets jaunes, dont Jérôme Rodrigues, ont accordé une interview à l'hebdomadaire, alors que le manifestant aurait vu la voiture banalisée.

Comme l'histoire Paris Match, la police "les a suivis à distance", après avoir verbalisé un peu plus tôt Faouzi Lellouche et Fabrice Grimal, deux autres gilets jaunes connus parce qu'ils se trouvaient avenue des Champs-Élysées, toujours dans le cadre de l'entretien. Les deux hommes ont été condamnés à une amende de 135 euros chacun, "simplement en raison de leur présence sur les lieux", écrit l'hebdomadaire.

Cette sanction sera "contestée" par l'avocat emblématique des gilets jaunes François Boulo, qui souligne qu'aucun des deux hommes n'a participé à "une manifestation sur la voie publique", infraction passible d'une amende de 135 euros depuis la mise en place d'un décret du préfet de police en mars.

Des manifestations tendues dans le sud

A Paris, les manifestants ce samedi sont restés discrets. Par contre, la mobilisation était plus importante et parfois tendue au sud, à Bordeaux, à Montpellier et à Toulouse, ou à Strasbourg.

À Montpellier, entre 600 et 700 personnes ont défilé en réponse à un appel "national" dans une atmosphère de forte tension marquée par plusieurs arrestations. Vers 21 heures, la manifestation a pris fin, 15 personnes ont été arrêtées et cinq policiers et un manifestant légèrement blessés, a déclaré la préfecture de l'Hérault à l'AFP.

Dès le début de la manifestation, au début de l'après-midi, plusieurs cordes de CRS ont encerclé les manifestants, notamment en bloquant l'accès à la gare, au centre commercial Polygon et à la préfecture, et en envoyant des gaz lacrymogènes, a indiqué un correspondant de l'AFP. Certains manifestants, portant des masques à gaz, des casques ou des cagoules, ont jeté de la fumée et des pétards, tandis qu'un haut-parleur mobile crachait la musique de la saga "Star Wars".

A Strasbourg, "à la hauteur", l'événement régional a compté "600 manifestants" selon la préfecture. Armés de pétards et de fumée, ils ont marché bruyamment au début de l'après-midi derrière une banderole proclamant "Vivre et ne pas survivre, on ne laisse rien", scandant des slogans hostiles à Emmanuel Macron et criant "ça va péter", "Révolution! "…"

À Toulouse, environ 300 personnes ont manifesté dans le centre-ville. La procession a d'abord emprunté des rues étroites pour éviter la police, mais après deux heures de mobilisation, une centaine de manifestants se sont dirigés vers une ligne de CRS. Après quelques douzaines de convocations en face-à-face et diverses, le CRS a tiré des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants.

À Bordeaux, les manifestants kurdes ont rejoint les vestes jaunes. Pour "Assassin Erdogan, Rojava vivra, Rojava gagnera" a répondu "Travaillez, consommez et fermez la bouche". Certains gilets jaunes "brandissaient des drapeaux kurdes et d'autres criaient" l'Assassin Erdogan ", tandis que certains Kurdes portaient des gilets jaunes.

Le mouvement de protestation va célébrer son premier anniversaire le 17 novembre. "Cela va être monstrueux, il y a des appels sur tous les réseaux sociaux comme on ne les a pas vus depuis longtemps", a déclaré Fabrice Grimal. Match de paris.

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