En Vendée, la société Fleury Michon ouvre les portes de son usine aux consommateurs

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Scandale de la viande de cheval, doute sur l'origine des produits … De nombreux consommateurs se méfient des fabricants. L'Association nationale des industries alimentaires lance "Découvrez ce que vous mangez" jusqu'au samedi 9 novembre, une sorte d'opération de séduction de grandes marques qui ouvrent leurs portes aux clients. Parmi eux, la société vendéenne Fleury Michon, qui a notamment visité sa ligne de production de l'usine de Mouilleron-Saint-Germain, s'est spécialisée dans la fabrication de plats préparés.

De la réception à l'emballage

Dans cette usine qui produit 15 000 tonnes de plats Chaque année, une douzaine de visiteurs venus de toute la région ont examiné le site en un seul fichier pour en découvrir les processus de fabrication, de la réception des produits, congelés ou frais, au conditionnement final. Première étape: habiller un costume, une charlotte, un masque et enfiler des bottes. Santé et sécurité obligent.

Mickaël, employé de pasteurisation, s'est porté volontaire pour montrer son usine à son meilleur angle. Il l'a présenté comme une grande cuisine. "Voici le frigo de légumes"commence-t-il en montrant les cartons empilés chargés de sacs partiellement congelés. Pendant la visite, il continue à utiliser des termes familiers pour décrire le matériel de cuisine, pour être aussi clair que possible: le pot, le Thermomix … "On se croirait presque à la maison"rit un participant. "Cela me donne une autre image des plats industriels", admet même Annie. L'opération de séduction est efficace.

VIDEO – Le remplissage des bacs Saint-Jacques / poireaux

"Nous savons comment c'est fait, mais nous n'avons pas vu les produits"

Bien que les visiteurs aient accès aux coulisses, alors que les employés continuent de préparer les 120 recettes différentes, certaines restent sceptiques. "Nous savons comment il est fabriqué, mais nous n'avons pas vu les produits, il y a toujours une zone d'ombre"dit discrètement Chantal, en marge de la visite. Jacques, un autre visiteur, complète: "En effet, au niveau de la préparation, nous n’ajoutons rien, mais en amont, que s’est-il passé? Qui nous dit que nous n’avions pas ajouté auparavant du sel et des conservateurs?"

Le directeur de l'usine, Jean-Michel Lerat, qui garde un œil sur la visite, rappelle cependant l'envie que Fleury Michon n'ajoute pas de sel, ni d'additifs, ni de conservateurs dans ses plats, à l'exception de certains produits à base de viande. Mais même si, en ouvrant ses portes, la société humanise le processus de production et le rend accessible, il en reste encore difficile à convaincre, particulièrement méfiant vis-à-vis de l’agroalimentaire.