"Petit secret" d'Uber

10

La perte par Uber, le 25 novembre de sa licence pour opérer à Londres dévoile une pratique qui donne des migraines à l'entreprise: le partage de comptes par les conducteurs.

À cause de ce qu'elle appelle un "Série d'échecs", l’agence Transport for London (TfL) estime qu’en quelques mois, 14 000 courses d’Uber ont été organisées par des personnes non autorisées.

Ce problème est loin d’être limité à Londres: selon Uber lui-même, il est présent partout où la société exerce ses activités. Le phénomène est même décrit comme "Un petit secret vulgaire" Bryant Greening, co-fondateur de LegalRideshare, LLC, un cabinet d’avocats dédié à la défense des passagers et les cavaliers de VTC, interviewé par le Wall Street Journal.

Les motivations pour ces échanges de compte varient: un conducteur est remplacé tout en prenant des vacances; deux chauffeurs partagent un compte; d'autres se contentent d'en ouvrir un et le proposent à la location pour quelques dizaines d'euros, pour faire un petit bénéfice sans avoir à conduire.

Le problème est que les gens préfèrent louer un compte plutôt que d’en créer un eux-mêmes. Selon le Wall Street Journal, certains n’ont pas de carte de visite ou savent qu’ils ne peuvent pas respecter le devoir de diligence (par exemple, en raison de graves infractions routières commises dans le passé). Parfois, ils n’ont tout simplement pas de permis de conduire.

Sécurité renforcée

Uber lutte contre ce fléau depuis des années mais ne peut le résoudre. Depuis 2016, l'entreprise demande aux conducteurs prendre un selfie vérifier que la personne au volant est bien la personne qui est le titulaire du compte. L'appareil peut néanmoins se laisser berner par une simple photo.

Uber assure ont amélioré sa technologie et introduira un nouveau mécanisme qui impliquera de prendre une mesure spécifique pour améliorer la sécurité.

Dans le cas de Londres, cela ne changera pas beaucoup, puisque les fraudeurs et les fraudeurs ont réussi à télécharger leur photo sur un compte ne leur appartenant pas, avant de l'utiliser sans incident.

Uber dit qu'il est à l'affût des signes de partage. Changer le numéro de téléphone lié au compte, accéder via plusieurs appareils, changer les conditions de paiement et des volumes de temps trop importants sont tous des indicateurs qui peuvent lui mettre la puce dans les oreilles. Malheureusement, ce n'est évidemment pas suffisant et cela pourrait coûter cher à la plate-forme VTC.