EDF fixe le coût unitaire des nouveaux EPR potentiels à au moins 7,5 milliards d'euros

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EDF estime que le coût unitaire des nouveaux EPR potentiels s'élèvera à au moins 7,5 milliards d'euros, soit plus du double du prix initial du réacteur nucléaire de Flamanville de troisième génération qui a accumulé des revers, selon le contenu d'un document interne révélé samedi par Le Monde .

Dans ce document, qui développe l’hypothèse de six nouveaux EPR déjà évoqués par le gouvernement et l’électricien, "EDF calcule que six réacteurs EPR construits par paires, financés sur une période d’environ vingt ans, coûteraient au moins 46 milliards d’euros. soit entre 7,5 et 7,8 milliards d’euros par réacteur », indique le journal.

Contacté par l'AFP samedi matin, EDF a refusé de commenter. Le ministère de la Transition écologique, chargé du dossier, a rappelé pour sa part les propos de la ministre Elisabeth Borne selon lesquels la construction d'un nouvel EPR n'est qu'un "scénario parmi d'autres" et qu'une décision sera prise qu'après la mise en service de Flamanville (Manche).

Une source syndicale contactée par l'AFP samedi a confirmé les ordres de grandeur des montants mentionnés par le journal, tout en insistant sur la réduction des coûts qu'ils représenteraient par rapport aux coûts actuels de la construction d'un EPR en Europe.

Au conseil d’administration de juillet, aucun chiffre n’a été mis sur la table, a déclaré cette source, mis à part "plusieurs centaines de milliers d’euros" nécessaires au lancement d’études préliminaires pour cet futur EPR hypothétique en France.

"En tout état de cause, aucune décision n'a été prise quant à leur construction, mais le fait de partir d'une hypothèse de REP couplé permet de fixer un objectif de réduction des coûts de 20 à 30% par rapport à un seul REP, soit de parvenir à quelque 7 milliards unités au plus bas ", a déclaré la même source.

Selon cette source, "les coûts supplémentaires de Flamanville sont dus au manque de savoir-faire accumulé dans le secteur en France pendant deux décennies, qui a dû être reconstitué". Trois paires de deux EPR représenteraient environ 10 GWh de la capacité nucléaire d'environ 60 GWh actuellement en France.

"En Chine, la construction de deux EPR a été réalisée pour environ 12 milliards d'euros", a déclaré un responsable syndical, affirmant que ce pays avait "conservé sa capacité d'architecte".

Lancée en 2006 et initialement prévue pour 2012 pour un coût de 3,3 milliards d'euros, l'EPR de Flamanville a subi un revers. Son démarrage est maintenant prévu pour la fin de 2022 et son coût a été réévalué à 12,4 milliards d'euros.

Un rapport d'audit commandé par le gouvernement avait décrit fin octobre ce projet comme un échec pour EDF "et l'industrie nucléaire française". Dans la foulée, le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, avait dénoncé "un manque inacceptable de rigueur" et sommé EDF, dont l’Etat est actionnaire à 83,7%, de mettre en place un "plan d’action" dans un délai d’un mois afin de remettre le secteur nucléaire aux "normes les plus strictes".

Le rapport estimait néanmoins que l'EPR avait "démontré la pertinence" de sa conception et appelait l'Etat à lancer des "programmes stables à long terme pour la construction de nouveaux réacteurs et la maintenance du parc existant".

EDF estime que le coût unitaire des nouveaux EPR potentiels s'élèvera à au moins 7,5 milliards d'euros, soit plus du double du prix initial du réacteur nucléaire de Flamanville de troisième génération qui a accumulé des revers, selon le contenu d'un document interne révélé samedi par Le Monde .

Dans ce document, qui développe l’hypothèse de six nouveaux EPR déjà évoqués par le gouvernement et l’électricien, "EDF calcule que six réacteurs EPR construits par paires, financés sur une période d’environ vingt ans, coûteraient au moins 46 milliards d’euros. soit entre 7,5 et 7,8 milliards d’euros par réacteur », indique le journal.

Contacté par l'AFP samedi matin, EDF a refusé de commenter. Le ministère de la Transition écologique, chargé du dossier, a rappelé pour sa part les propos de la ministre Elisabeth Borne selon lesquels la construction d'un nouvel EPR n'est qu'un "scénario parmi d'autres" et qu'une décision sera prise qu'après la mise en service de Flamanville (Manche).

Une source syndicale contactée par l'AFP samedi a confirmé les ordres de grandeur des montants mentionnés par le journal, tout en insistant sur la réduction des coûts qu'ils représenteraient par rapport aux coûts actuels de la construction d'un EPR en Europe.

Au conseil d’administration de juillet, aucun chiffre n’a été mis sur la table, a déclaré cette source, mis à part "plusieurs centaines de milliers d’euros" nécessaires au lancement d’études préliminaires pour cet futur EPR hypothétique en France.

"En tout état de cause, aucune décision n'a été prise quant à leur construction, mais le fait de partir d'une hypothèse de REP couplé permet de fixer un objectif de réduction des coûts de 20 à 30% par rapport à un seul REP, soit de parvenir à quelque 7 milliards unités au plus bas ", a déclaré la même source.

Selon cette source, "les coûts supplémentaires de Flamanville sont dus au manque de savoir-faire accumulé dans le secteur en France pendant deux décennies, qui a dû être reconstitué". Trois paires de deux EPR représenteraient environ 10 GWh de la capacité nucléaire d'environ 60 GWh actuellement en France.

"En Chine, la construction de deux EPR a été réalisée pour environ 12 milliards d'euros", a déclaré un responsable syndical, affirmant que ce pays avait "conservé sa capacité d'architecte".

Lancée en 2006 et initialement prévue pour 2012 pour un coût de 3,3 milliards d'euros, l'EPR de Flamanville a subi un revers. Son démarrage est maintenant prévu pour la fin de 2022 et son coût a été réévalué à 12,4 milliards d'euros.

Un rapport d'audit commandé par le gouvernement avait décrit fin octobre ce projet comme un échec pour EDF "et l'industrie nucléaire française". Dans la foulée, le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, avait dénoncé "un manque inacceptable de rigueur" et sommé EDF, dont l’Etat est actionnaire à 83,7%, de mettre en place un "plan d’action" dans un délai d’un mois afin de remettre le secteur nucléaire aux "normes les plus strictes".

Le rapport estimait néanmoins que l'EPR avait "démontré la pertinence" de sa conception et appelait l'Etat à lancer des "programmes stables à long terme pour la construction de nouveaux réacteurs et la maintenance du parc existant".

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