Blocages dans le Finistère: stations service réquisitionnées pour certains véhicules

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Des professionnels de la construction bloquent les gisements de pétrole en Bretagne et au Mans pour protester contre la perte imminente d'un avantage fiscal sur les carburants.

Le préfet du Finistère a pris un décret dimanche pour permettre la fourniture de véhicules prioritaires face le blocage actuel du dépôt pétrolier de Brest depuis vendredi par des représentants de l'industrie de la construction.

"Face au blocage actuel du dépôt pétrolier de Brest, à la diminution des stocks disponibles dans les grandes villes et aux difficultés d'approvisionnement qui en résultent pour les services chargés d'une mission prioritaire (…), à compter du dimanche 1er décembre, le préfet du Finistère a a émis un ordre réquisitionnant plusieurs stations-service du département (…) afin de permettre aux véhicules d’avoir accès et réservés pour assurer la continuité du service ", précise ce décret. "Le préfet du Finistère appelle les automobilistes à respecter ces dispositions, qui visent à répondre aux besoins les plus urgents", précise le décret.

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Selon une carte collaborative affichée sur le site du quotidien Le télégramme, le nombre de stations en panne de carburant s’est considérablement élargi depuis samedi. Alors que samedi, les secteurs de Brest, Quimper et Lorient (Morbihan) étaient principalement concernés, la pénurie a étendu dimanche de nombreuses stations sur toutes les zones côtières et dans le centre de la Grande-Bretagne, ainsi que sur Rennes et ses environs. Des professionnels de la construction bloquent les gisements de pétrole en Bretagne et au Mans pour protester contre la perte imminente d'un avantage fiscal sur les carburants.

Une rencontre à Bercy ce lundi matin

Un membre des bloqueurs du dépôt de Brest, François Le Calvez, a déclaré dimanche soir que son groupe se rendrait à Bercy à la suite d'une "confirmation de la rencontre avec Bruno Le Maire" et pas seulement avec les membres de son cabinet comme précédemment rencontrés.

"Sans la présence de Bruno Le Maire (à la réunion), nous tournons les talons". En outre, a-t-il averti, "ce n'est pas parce que nous serons à Paris que nous lèverons les dépôts bloquants, s'ils nous prennent pour c .., on le saura". Avant la possible levée du bloc, "nous attendons le résultat de la réunion", proposait lundi matin à 11 heures à Bercy, a ajouté François Le Calvez.

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À Lorient (Morbihan), un autre bloqueur du dépôt de cette ville, Norbert Guillou, a déclaré: "Je n’irai pas à Paris, il pourrait y avoir une délégation du Finistère, mais pour nous, nous n’avons pas reçu d’invitation. avec Bruno Le Maire mais avec son directeur de cabinet (…) Je ne suis pas d'accord Même si c'était Bruno Le Maire, je ne serais pas parti Nous, nous voulons voir Édouard Philippe Nous voulons voir le patron (.. .) Ils disent qu’ils ont une proposition sur leur bureau, ils nous l’envoient par la poste, inutile d’aller à Paris pour cela ", at-il déclaré.

Pour Fred Tessier, au Mans, "nous avons une réunion avec Bruno Le Maire, mais nous souhaitons d’abord une rencontre avec Édouard Philippe, car nous avons été reçus quatre fois par des membres du cabinet de Bruno Le Maire. Mais sans résultat, s’il avait un intérêt pour nous, il aurait déjà pris le temps de nous rencontrer en personne (…) Nous attendons la confirmation d’un rendez-vous avec Édouard Philippe ", a-t-il déclaré. .