Economie – L’huile d’Olive de Provence obtient le label d’AOP de l’Union européenne – INAO

46


« L’Huile d’olive de Provence » a obtenu vendredi dernier l’appellation d’origine protégée (AOP) par règlement publié au Journal officiel de l’Union européenne, qui confère à ce produit reconnaissance et protection à l’échelle européenne.

L’Institut national de l’origine et de la qualité (INAO) tient à annoncer cette reconnaissance par l’UE. Les 183 oléiculteurs habilités en Provence par cette AOP bénéficieront de ce nouveau statut aux effets bénéfiques pour leur métier et leur production. En effet « L’Huile d’olive de Provence » est donc désormais reconnue et protégée partout en Europe.

De l’huile d’olive en Provence depuis le VIe siècle avant JC
« L’Huile d’olive de Provence » est une huile d’olive vierge ou vierge extra, obtenue exclusivement par des procédés mécaniques, principalement à partir des variétés Aglandau (au moins 20%), Bouteillan, Cayon et Salonenque.


Elle est réputée pour son apport en quatre acides gras essentiels (acide palmitoléique, acide margaroléique, acide vaccénique, acide linoléique).

L’huile d’olive de Provence en chiffres (données 2018-2019)
Oléiculteurs : 183 habilités dont 48 commercialisent directement l’huile d’olive issue de leurs vergers
Surfaces identifiées : 815 hectares
Moulins à huile habilités : 59
Volumes produits : 240.538 litres d’huile d’olive de Provence.

PLUS D’INFO
L’INAO
L’Institut national de l’origine et de la qualité est un établissement public administratif, doté de la personnalité civile, sous tutelle du Ministère de l’agriculture et de la pêche.

Par la Loi d’orientation agricole du 5 janvier 2006, l’INAO est chargé de la mise en oeuvre de la politique française relative aux produits sous signes officiels d’identification de l’origine et de la qualité : appellation d’origine ; IGP ; label rouge ; STG et agriculture biologique.
L’Institut dont le siège est à Paris, s’appuie sur 8 unités territoriales couvrant l’ensemble du territoire métropolitain.

Les agents de l’INAO (260 environ) accompagnent les producteurs dans leurs démarches pour l’obtention d’un signe officiel de l’origine et de la qualité. Après obtention du signe, ils poursuivent cet accompagnement, notamment dans le cadre de leur mission de contrôle, tout au long de la vie du produit. De manière générale, ils préparent et mettent en oeuvre les décisions des instances de l’INAO

L’AOP
‘Appellation d’origine protégée (AOP) est l’équivalent européen de l’AOC (Appellation d’origine contrôlée). Ces deux signes récompensent des produits qui conservent un lien fort avec un lieu géographique, mais aussi qui respectent un savoir-faire particulier.
C’est historiquement pour lutter contre la fraude qu’est né le concept d’ « Appellation d’origine », dès le début du XXe siècle. Un décret-loi de 1935 qui visait à défendre le marché du vin a créé l’Appellation d’origine contrôlée, applicable au vin et aux eaux-de-vie. La création de l’AOC s’accompagne de l’apparition d’un organisme chargé de la définition, de la protection et du contrôle.
Le champ de l’AOC s’élargit ensuite à l’ensemble des produits agricoles ou alimentaires, puis aux produits forestiers et aux produits de la mer. L’AOC peut être attribuée à des produits non-concernés par la réglementation européenne de l’appellation d’origine protégée (AOP), comme les produits de la forêt.

Pour bénéficier de ce signe, toutes les étapes de production doivent être réalisées selon un savoir-faire reconnu et dans une même zone géographique.

C’est un organisme de défense et de gestion, représentant et rassemblant les opérateurs de la filière d’un produit, qui propose son produit à l’Institut natioal de l’origine et de la qualité (INAO), s’il souhaite recevoir l’AOC. En accord avec les pouvoirs publics, l’INAO valide ou non cette reconnaissance.

L’AOP, le protecteur européen
L’Appellation d’origine protégée (AOP) est l’équivalent européen de l’AOC. Elle est accordée par la Commission européenne aux produits sous signe de qualité AOC. Attention : si un produit se voit refuser l’AOP par la Commission européenne, il perd aussi sa labellisation AOC.

Depuis le 4 janvier 2016, le symbole AOP doit figurer sur l’étiquetage des produits concernés. Seuls les vins sont autorisés à porter l’appellation d’origine contrôlée française.

Les règles d’élaboration des AOC/AOP sont inscrites dans un cahier des charges et font l’objet de procédures de contrôles mises en oeuvre par un organisme indépendant agréé par l’Institut national de l’origine et de la qualité (INAO). C’est un signe officiel garanti par les pouvoirs publics.

L’appellation européenne constitue aussi une incitation pour d’autres producteurs provençaux. A titre d’exemple, l’huile d’olive Vierge Extra élaborée à partir d’olives cultivées au coeur du Luberon, dans les vergers Gabrielli à Oppède le Vieux, un lieu historique et emblématique du territoire provençal