Coronavirus : Le Mali se rend aux urnes malgré les craintes d'un coronavirus

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Un vendeur du marché portant un masqueCopyright de l'image
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Certaines personnes ont été vues en train de prendre des précautions contre le coronavirus dans la capitale malienne, Bamako

Les Maliens votent lors d'élections législatives retardées un jour après le premier décès par coronavirus du pays.

Le sondage a également été éclipsé par l'enlèvement, mercredi, du chef de l'opposition Soumaïla Cissé par des militants islamistes présumés.

Les élections devaient avoir lieu en 2018, mais ont été reportées à plusieurs reprises, principalement en raison de l'insécurité persistante.

L'armée malienne lutte contre les militants du nord depuis 2012.

Il y a maintenant 18 cas confirmés de Covid-19 au Mali et sa propagation dans un pays aux infrastructures de santé médiocres est préoccupante.

Plus tôt cette semaine, le président Ibrahim Boubacar Keïta a déclaré l'état d'urgence sanitaire et imposé un couvre-feu de 21h00 à 05h00 heure locale. Toutes les frontières terrestres ont également été fermées.

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Soumaïla Cissé s'est portée candidate à la présidence en 2018

Certains partis d'opposition avaient demandé le report du scrutin en raison de l'épidémie de coronavirus.

Mais le gouvernement a déclaré qu'il y aurait des installations pour se laver les mains et des masques dans les bureaux de vote, rapporte l'agence de presse AFP.

Malgré son enlèvement, l'Union pour la République et la démocratie de M. Cissé, principal parti d'opposition, a appelé ses partisans à se présenter et à voter en grand nombre.

"En ces temps difficiles que traverse notre pays, plus que jamais, les militants du parti sont résolument invités à redoubler d'efforts pour une participation massive", a déclaré un porte-parole cité par l'AFP.

La dernière fois que des élections ont eu lieu pour le Parlement de 147 sièges en 2013, le parti Rally for Democracy du président Keïta a remporté une large majorité.

Des dizaines de milliers de personnes qui ont été forcées de quitter leur domicile en raison du conflit dans le nord du pays ne pourront pas voter.

Le Mali, ainsi que d'autres pays de la région, a fait face à une recrudescence de la violence militante islamiste. L'armée y est soutenue à la fois par une force régionale et par l'armée française.

Il existe également une force des Nations Unies, qui a été décrite comme l'opération de maintien de la paix la plus dangereuse au monde.