Coronavirus : Coronavirus: comment l’odeur du dentifrice peut freiner les épidémies

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La perte d’odeur est devenue un symptôme très courant d’une infection à coronavirus. Les chercheurs étudient actuellement si les mesures de l’intensité des odeurs dans un grand groupe de participants pourraient servir à mesurer la proportion de personnes infectées à un moment donné – les scientifiques parlent ici de la prévalence.

L’intensité moyenne de l’odeur de choses comme le miel, le café moulu ou votre propre dentifrice et la prévalence des infections sont liées, comme le montre une étude suédoise. Le degré d’intensité des odeurs, lorsqu’il est enquêté dans un groupe large et représentatif, pourrait donc être un indicateur possible de Covid-19 dans la population générale. Ceci est maintenant rapporté par le portail allemand de la santé.

À cette fin, des chercheurs suédois ont effectué des mesures en ligne de l’intensité de la perception des odeurs domestiques courantes et de l’existence de symptômes possibles de Covid-19. Les cotes d’intensité moyenne des odeurs ont été comparées à la prévalence prévue de Covid-19 dans la population suédoise. Les données ont été obtenues avec l’aide du projet scientifique Smelltracker, sous la direction israélienne et avec divers partenaires internationaux.

Cinq aliments

2 440 Suédois adultes âgés en moyenne de 47 ans (1 680 femmes, 760 hommes) ont participé à l’étude. À partir de cinq groupes d’aliments ménagers courants ou d’autres choses parfumées, les participants pouvaient chacun choisir un article qui était à leur disposition. Une telle combinaison individuelle pourrait être du miel, de l’huile d’olive, de la moutarde, du café moulu et votre propre dentifrice. Sur plusieurs jours, les participants ont évalué l’intensité des odeurs et leur degré d’agréable ou désagréable sur le site Web du projet.

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L’intensité moyenne des odeurs et la prévalence des infections sont corrélées. En outre, il y avait une grande différence dans l’intensité estimée entre les personnes avec et sans symptômes de Covid-19. Le nombre de ces symptômes était également lié à l’estimation de l’intensité des odeurs. De plus, les personnes qui n’avaient initialement signalé aucun symptôme et qui présentaient des symptômes de Covid-19 lors de mesures ultérieures ont développé une forte baisse des performances olfactives.

Bon indicateur

Ces données suggèrent que la mesure de l’intensité des odeurs, lorsqu’elle est collectée auprès d’un grand groupe représentatif, peut être un indicateur possible de Covid-19 dans la population générale. Étant donné que la méthode est très simple et peut être utilisée par de nombreuses personnes, une réponse rapide et précoce à une épidémie qui commence pourrait être rendue possible, en particulier dans les pays dépourvus de vastes installations de test.

Outre les différentes stratégies pour réduire et ralentir la propagation des infections par le nouveau coronavirus, le suivi de la prévalence des infections joue également un rôle important. Ces informations sont également destinées à guider les décisions concernant de nouvelles restrictions ou un assouplissement. La perte d’odeur s’est maintenant révélée être un symptôme très courant de l’infection à coronavirus. Les chercheurs étudient actuellement si les mesures de l’intensité des odeurs dans un grand groupe de participants pourraient servir de mesure de la prévalence de l’infection.