Coronavirus : Coronavirus: carte d’immunité – un certificat de sécurité bidon

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Peu de temps après le déclenchement de la pandémie corona, un débat international s’est ouvert sur la possible introduction de passeports dits de preuve d’immunité ou d’immunité. Il s’agit des certificats d’État d’immunité à une personne contre Covid-19, par exemple à la suite d’une maladie qui a déjà été traversée.

La réception d’un tel document pourrait être liée à la garantie individuelle des libertés que les citoyens sont autrement généralement refusées ou seulement accordées sous certaines conditions par les mesures de protection contre la pandémie. Il faut penser aux exceptions aux restrictions de voyage ou aux interdictions de visite.

Le ministre fédéral de la Santé Jens Spahn (CDU) a demandé au Conseil d’éthique allemand, convoqué en avril, de commenter cette question. Pendant que le groupe délibérait encore, les conseils d’éthique d’autres pays soulevaient déjà d’importantes préoccupations. La semaine dernière, le Conseil d’éthique allemand a présenté sa position. Sa déclaration ad hoc sur l’utilisation de la preuve d’immunité déconseille leur utilisation actuelle dans le contexte de la pandémie corona Covid-19.

Le Conseil d’éthique est divisé sur les actions futures

La raison en est le déficit de connaissances encore existant, dans certains cas considérable, concernant le nouveau coronavirus. Enfin et surtout, des cas de réinfection après avoir déjà traversé la maladie Covid 19 sont devenus connus. Sinon, la situation de l’étude ne permet pas de conclure avec la fiabilité – nécessaire au regard des risques sanitaires – qu’une seule infection par le coronavirus conduit à l’immunité et à la non-infectivité.

Compte tenu de ce niveau de connaissance, l’utilisation de la preuve d’immunité, à laquelle le retrait des mesures de protection corona pourrait même être lié, serait irresponsable, voire dangereux. Les preuves ne tiennent tout simplement pas ce qu’elles promettent, mais pour le moment, elles ne peuvent transmettre qu’une fausse sécurité.

Bien qu’il y ait un accord sur ce point au sein du Conseil d’éthique allemand, les membres ne sont pas d’accord sur ce qui devrait se passer si notre niveau de connaissances sur l’immunité s’améliore à l’avenir après avoir été atteint de la maladie Covid 19. La moitié des membres du conseil sont favorables à une utilisation progressive, événementielle et géographique de la preuve d’immunité pour un tel scénario. En revanche, les autres membres du Conseil d’éthique rejettent l’utilisation de la preuve d’immunité même si leurs connaissances empiriques se sont améliorées.

À mon avis, il y a de meilleures raisons à cela. La preuve de l’immunité recèle le risque d’une société à deux classes, à condition que les citoyens immunisés retrouvent ainsi exclusivement la liberté, qui était initialement restreinte pour tous au cours de la lutte contre la pandémie. Une division entre titulaires et non-titulaires d’une preuve d’immunité aurait, à mon avis, des conséquences particulièrement dangereuses si des entreprises privées ou des prestataires de services faisaient dépendre l’accès au supermarché, au restaurant ou à l’embarquement d’un avion de la preuve de l’immunité.

Il est alors évident que les individus essaieront de s’infecter consciemment par Covid-19 afin d’être immunisé contre le coronavirus par la suite et donc aussi de jouir d’une plus grande liberté. Cela pourrait à son tour avoir un impact négatif sur la pandémie dans son ensemble.

Enfin, il ne peut être exclu que la volonté des personnes non immunisées de respecter les exigences et les interdictions diminue si elles observent que le système immunitaire est libéré des mesures de protection corona. On pourrait avoir l’impression qu’ils sont maintenant punis pour leur haut niveau antérieur de respect des normes avec lesquelles ils se sont empêchés d’être infectés.

Toutes ces raisons m’ont incité au Conseil d’éthique allemand à rejeter l’utilisation de la preuve d’immunité même si nos connaissances empiriques sur la maladie s’amélioraient. Je vois la seule exception pour les contacts entre parents et personnes vulnérables telles que les personnes âgées ou malades. La proximité et la chaleur interpersonnelle peuvent sauver des vies ici. Nous ne devons pas l’oublier, surtout pendant la pandémie.

Ainsi, lorsque notre connaissance du virus a mûri au point que nous pouvons supposer avec une certitude suffisante qu’il existe une immunité et une non-infectivité après avoir vaincu la maladie Covid-19, alors les immunités doivent être mises en contact avec des parents proches, par exemple dans les centres de soins pour personnes âgées et de soins. La vie. Dans ce cas exceptionnel, je ne vois pas les risques mentionnés, car la grande importance du contact avec ces groupes de personnes se heurte à une grande compréhension sociale et seulement dans ces cas affecte si peu qu’il n’y a pas de menace d’une société à deux classes ici.