Pour le droit à une retraite digne et heureuse

8

Objectif du nouveau système: abaisser le niveau des pensions

Le gouvernement ne veut pas dépenser un euro de plus pour nos retraites. À mesure que le nombre de retraités augmente, cela revient à programmer leur appauvrissement. Comment veut-il le faire?

Aujourd'hui, chaque employé se voit garantir un niveau de pension correspondant à son niveau de contribution. Avec le système de points, il n'y aurait aucune garantie. La valeur d'achat de l'élément et sa valeur à la retraite peuvent varier dans le temps en fonction de la bonne volonté des gouvernements.

Le gouvernement propose également de prendre en compte toutes les années travaillées, plutôt que les meilleures années comme dans le système actuel, ce qui entraînera automatiquement une réduction des pensions.

Il promet de maintenir l’âge légal de la retraite à 62 ans, mais souhaite introduire un âge d'équilibre A 64 ans. Partir avant serait pénalisé par une coupe de cheveux. Quand on sait que dans le secteur privé, seulement la moitié des personnes travaillent encore quand elles prendront leur retraite, ce sera un double péril. Pire encore, en ce qui concerne la valeur de la pointe, cet âge d'équilibre de 64 ans pourrait varier dans le temps. Soit une nouvelle variable pour planifier de plus en plus nos retraites.

Capitalisation pour les plus riches

Avec la baisse du niveau des retraites, la capitalisation deviendrait un complément indispensable … pour ceux qui en ont les moyens!

La réforme l’encourage: au-delà de 10 000 € mensuels bruts, les hauts revenus ne contribueraient plus au système commun et pourraient souscrire une épargne-retraite privée. À l’avenir, l’abaissement éventuel de ce seuil de revenu réduirait encore les ressources du système de répartition.

Femmes, précaires, fonctionnaires, toutes perdantes!

Alors que les femmes, dont la carrière est plus défavorable, perdront des droits si l’on tient compte de toute leur vie professionnelle, Jean-Paul Delevoye prétend réduire les inégalités de pension entre hommes et femmes grâce aux droits familiaux "dès le premier enfant" (augmentation de la pension de 5% par enfant). parent).

Mais cela supprimera les droits existants, y compris l'augmentation des trimestres alloués à chaque enfant. La pension de réversion, dont 90% des bénéficiaires sont des femmes, serait réduite dans de nombreux cas. Les mécanismes de solidarité seraient plafonnés et financés par les impôts et pourraient être contestés à chaque vote sur le budget annuel.

Pour les fonctionnaires, le gouvernement promet de prendre en compte les primes, mais cela ne compensera pas la baisse des retraites causée par l'inclusion de toute la carrière au lieu du traitement des 6 derniers mois.

Enfin, la loi de 2003 prévoyait déjà une pension minimum portée à 85% du SMIC. Il devrait déjà être respecté.

Une autre logique, celle de la solidarité et de la distribution de la richesse

Toutes les réformes antérieures vont dans le même sens: diminution du ratio pensions / revenus et période de contribution pour une pension à taux plein de plus en plus irréalisable, en particulier pour les femmes.

Le système de rente actuel repose sur des principes de solidarité. Il doit être amélioré en défiant la politique de réduction des ressources publiques et en promouvant le développement d’une économie locale créatrice d’emplois, génératrice de liens sociaux et compatible avec les impératifs climatiques et de solidarité.

Plutôt que de présenter les mêmes recettes libérales injustes et inefficaces, un gouvernement ambitieux et proactif pourrait stimuler la création de centaines de milliers d'emplois dans la reconversion écologique de notre économie et dans des services publics de qualité. Accompagné d'augmentations de salaire et de mesures visant à promouvoir l'égalité de rémunération entre hommes et femmes, cela générerait automatiquement de nouveaux revenus de cotisations pour les fonds de pension.

Et pour dégager de nouveaux fonds? Alors qu'en France, les sociétés du CAC 40 ont versé un montant record de 57,4 milliards d'euros de dividendes à leurs actionnaires en 2018, on pourrait, par exemple, élargir la base des contributions sociales aux revenus financiers.

L’objectif: une société de solidarité intergénérationnelle, dans laquelle nous n’aurions pas à travailler tant que nous ne pourrons plus le faire, une société qui se termine par le chômage et la précarité.

5 décembre et après …

Ensemble pour une retraite digne et heureuse sur une planète habitable

<! –