Intrusions chez des agriculteurs : une “cellule spécifique” mise en place à la gendarmerie

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Cette cellule nommée “Déméter” doit permettre d”https://www.lexpress.fr/”identifier et poursuivre” les auteurs d’intrusions ou d’agressions chez des agriculteurs, a annoncé Christophe Castaner.

Une “cellule spécifique” nommée “Déméter” a été mise en place “il y a trois semaines” à la Direction générale de la gendarmerie nationale pour “identifier et poursuivre” les auteurs d’intrusions ou d’agressions chez des agriculteurs, a annoncé Christophe Castaner ce mardi soir à l’Assemblée. 

En plein examen du budget, le ministre de l’Intérieur était interpellé par la députée de l’Indre-et-Loire Sophie Auconie (UDI-Agir) sur “l’agribashing” et la “montée des intrusions et agressions dont sont victimes les agriculteurs”. Les paysans, notamment les éleveurs, dénoncent régulièrement cette situation en pointant du doigt des militants antispécistes.  

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“Vous soulevez un vrai problème. (…) Ces intrusions peuvent avoir un caractère extrêmement grave”, a répondu Christophe Castaner. “J’ai demandé à la Direction générale de la gendarmerie nationale de mettre en place une cellule spécifique pour gérer, identifier, poursuivre les auteurs de ces agressions”.  

“Troubles importants à l’ordre public”

“Cette cellule s’appelle Déméter. Elle a été mise en place il y a trois semaines. Elle commence à monter en puissance”, a-t-il ajouté, tout en distinguant ces intrusions ou agressions du “débat politique ou de la dénonciation de ce type d’agriculture sur lesquels je n’ai pas à me prononcer”.  

“En plus, j’ai demandé aux services, en particulier au renseignement territorial, de considérer que la préparation de ces menaces d’invasion relève aussi de troubles importants à l’ordre public sur lesquels nous portons une attention particulière”, a-t-il encore indiqué.  

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“Si on pouvait éviter de réinventer des dispositifs qui existent déjà, je pense que ce serait pas mal”, lui a rétorqué le député insoumis Ugo Bernalicis. “De mémoire, il y avait un dispositif qui s’appelle Vigi Agri que gèrent les gendarmes”.  

Des paysans ont manifesté le 22 octobre devant les préfectures pour dénoncer notamment leur ras-le-bol de l”https://www.lexpress.fr/”agribashing” et des intrusions dans leurs élevages de militants antispécistes, mais aussi plus largement leurs difficultés économiques.