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Une immense grue – l’une des plus grandes d’Europe – est apparue ces derniers jours dans le paysage de Paris. Elle devrait rester jusqu’à l’issue de la reconstruction de la cathédrale Notre-Dame.
Elle mesure près de 84 mètres de haut ! Et elle fait désormais partie du paysage de Paris. Elle ? C’est cette immense grue, qui plane désormais au dessus de la cathédrale Notre-Dame. Elle devrait rester tout au long du chantier, tout d’abord pour participer à la consolidation de l’édifice puis à sa reconstruction.

C’est le groupe français Uperio, qui a fourni cette grue, dont les premiers éléments sont arrivés sur place par camions dès le 16 décembre. D’autres éléments comme le transformateur électrique ont été acheminés par la Seine. Avec une capacité de levage de 8 tonnes, cette grue va permettre de participer au démontage de l’échafaudage, qui devait servir à l’origine à la restauration de la flèche, avant que l’incendie du 15 avril ne ravage la charpente de la cathédrale. Aujourd’hui, ces tubes de métal à l’instar d’un grand jeu de mikado – près de 10 000 tubes – doivent être déposés. Une opération délicate puisque la voûte de la cathédrale reste particulièrement fragile

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C’est la nouvelle flèche de la cathédrale de Paris. Une flèche moderne, totalement métallique… mais éphémère.

Une immense grue jaune particulièrement photogénique sur fond de ciel gris, culmine désormais à 75 mètres (80 mètres avec la flèche qui la domine) au-dessus du monument et de la cime de la toiture détruite par le dramatique incendie du 15 avril. « Elle devra rester tout le long du chantier », assurent les experts chargés de la consolidation de la cathédrale, avant de lancer, en 2021, sa reconstruction.

Fabriquée à Moulins, spécialement pour ce chantier, elle est aujourd’hui plus grande grue d’Europe de ce modèle. Cet engin de chantier hors norme, a été fourni à titre gratuit, selon le site du constructeur. Il est arrivé en morceau à partir du 16 décembre. Le groupe UPERIO, qui réuni le n°1 français de la vente et de la location de grues et le leader en Europe du Nord de la construction, est de la partie dans cette opération qui est déjà un exploit.

40 camions à la manoeuvre

Il a en effet fallu un convoi exceptionnel et pas moins de 40 camions pour faire venir en pièces détachées ce géant jaune. Deux autres grues mobiles ont permis de décharger l’ensemble des équipements puis de monter la grue après l’avoir arrimée au sol.

Un transformateur électrique a aussi été débarqué d’une barge pour alimenter cet ogre de métal. Un ascenseur a enfin été installé avant qu’un contrôle technique permette de donner le feu vert de son exploitation.

Avec sa capacité de levage jusqu’à 8 tonnes, cette grue doit d’abord permettre de sécuriser le chantier. Sa première mission est de participer au démontage de l’échafaudage qui – à l’origine – devait permettre de restaurer la flèche de bois et de plomb, finalement détruite dans les flammes.

Cette partie de mikado géant est l’enjeu crucial de la mise en sécurité de l’église. La structure de près de 250 tonnes qui reste perchée au-dessus de la nef est composée de 10 000 tubes totalement soudés, déformés et nappés de plomb. Pas question de faire s’écrouler cette toile d’araignée de fer qui menace la voûte de la cathédrale.

Deux niveaux de ce dangereux échafaudage ont déjà été ceinturés. Restera, en janvier, la mise en place du niveau supérieur qui doit assurer l’équilibre de la structure pendant les opérations de démontage. Parallèlement, un nouvel échafaudage permettra aux cordistes, à partir de poutrelles équipées de rails, de descendre travailler jusqu’aux tubes à enlever un à un. Le chantier pourrait commencer en février pour s’achever en juin…

La photo prise par Aladin, un compagnon du groupe UPERIO, montre la vue incroyable que le mécanicien chargé de son fonctionnement aura au quotidien. Il sera aux premières loges pour ce chantier du siècle.